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JF MAILLARD-SALIN a écrit le 6 décembre 2019:
Il est comme ça, Jean-Pierre. Il te regarde tourner 10 minutes sur son terrain de jeu. Tout sourire, il vient vers toi et te dit "Bon. T'as vu la position de ton coude gauche ? Tu vas faire comme ça...". Aux 300.000 bornes en GS que tu as déjà faits, tu rajoutes juste 3 heures d'exercice dans les whoops, l'ornière pas droite du tout et bien piégeuse qu'il a tout spécialement creusée pour toi, le dédale de pneus posés sur la boue. Et ça change tout.
T'arrives à midi, tout en humilité, déjà un peu fatigué, tu partages une pizza avec un mec qui pèse lourd, qui a mille trucs à raconter, qui t'a déjà affuté en douceur.
Maintenant, faut mettre ça en pratique l'après midi. On est une bande de quatre potes. Conditions dantesques. On a failli annuler le stage : inondations de novembre, les ornières monstrueuses sont invisibles, noyées dans d'énormes flaques noires. Jean-Pierre, quand il s'arrête devant un obstacle, se tourne vers nous, tu vois son œil qui pétille et il nous dit dans un sourire "Alors là, c'est trèèès glissant. Baissez la visière et la tête pour passer sous les branches. Et faites exactement comme moi". Et ta GS passe, malgré les presque 300 kilos, malgré quelques gamelles. Malgré toi.
Il est comme ça, Jean-Pierre. Il te fait regretter de ne l'avoir pas rencontré avant le Maroc, le Ladakh, l'Afrique du Sud. Tu rencontres un prof d'enfer, tu quittes un pote.
Et tu dors pendant deux jours.